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Vent sur les paquis

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Quand j’ai rien a faire, je pense. Du “je-devrais-perdre-un-peu-de-poids” a “qu-est-ce-que-je-vais-manger-a-midi”, mon esprit fait aussi des detours par mes amis indiens, et mes amis d’Inde pas indiens, plus anterieurement aux vendredis-soirs-poulet-aigre-doux-de-Brigitte chez Marion, ou par mes grands parents que je vois deja se fondre dans les foules de metro moscovite. Ca passe aussi par “a-quel-point-suis-je-vraiment-celibataire” ou “il-faudrait-que-je-remette-a-jour-mon-blog”, parfois des “qu’est-ce-que-je-ferai-dans-2-ans” font intrusion. Il arrive meme que ca aille jusqu’au “que-fesons-nous-tous-en-ce-monde” et “qu’attendre-vraiment-de-la-vie”. Quand les pensees en viennent a tournoyer dans ces profondeurs philosophiques trop peu elucidees, c’est le signe qu’il faut regarder un episode de “Desperate Housewives” en mangeant de la carambole sechee du Taiwan. Quelquefois il faut savoir renier ses convictions TVphobes et s’asseoir larveusement sur le canape, dans le jogging qu’on portait quand on avait 13 ans, et apprecier une petite liquefaction passagere. Il faut croire que ca resoud les problemes de nostalgie des temps confusement revolus…

Nuit blanche

Il y a des jours ou on dort pas. Alors qu’on imagine deja les petites lumieres de la France nocturne s’eteindre une a une, que le deuxieme film du soir sur tf1 touche a sa fin, que le lave-vaisselle termine silencieusement son programme, on dors toujours pas. Que les vaches du voisin s’allongent sur l’herbe assechee, que les oiseaux se cachent pour dormir, les moustiques sortent en quete de chair fraiche ensommeillee, on se retourne une fois de plus, trouver une nouvelle position, bien entendu tellement meilleure que la precedente et on sent cette fois qu’on va s’endormir, la fatigue commence a envahir nos jambes et nous invite dans l’autre monde vraiment proche, mais non, c’est la que votre vieil ami Jerome Tartivel vous accoste, maintenant unijambiste, et vous demande pourquoi vous n’avez toujours pas range votre chambre, tout en jouant negligemment une partition de Bach opus n°9 au piano, et buvant un jus de fruit bresilien aromatise au biscuit de la grand mere d’Arianna. Il commence en meme temps a vous rappele le decalage horaire, la rentree prochaine, se transforme ensuite en Shrek 3 et disparait, pour finalement vous faire realiser que vous etes encore dans votre lit a vous enerver dans le flou psychadelique de votre vie. C’est la qu’une solution salvatrice se doit d’etre prise: livre ou internet. Aujourd’hui deuxieme choix, nous verrons ce qu’il adviendra demain. En tout cas moi je laisse plus entrer les unijambistes.

les froids siberiens

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Parfois, a Piracicaba, on se retrouve assis sur la terrasse d’un des nombreux bar de la BO (rua Carlos Botello). On sait pas trop quel rue quadrillee nous a amene la, ni pourquoi le serveur nous amene la enieme biere sans qu’on lui demande, mais on est pose a une table, a essayer de se faire comprendre en portu-glais gestuel, et a ecouter la musique, regarder un peu les gens autour. C’est precisement a ce moment-la qu’une grande verite universelle peut nous apparaitre, tombee directement des fins fonds des profondeurs ethiliques, une verite nue et soudainement si evidente: les bonnets. C’est la grande ressemblance entre tous les pays tropicaux: des que le thermometre passe en-dessous des 20 degres, c’est le debut de l’ere des bonnets. Que ce soir en Inde, a Munnar plantations de the, ou pendant les nuits fraiches bresiliennes, tout le secret reside dans le bonnet, qu’on sort instantanement a toutes les occasions trop rares pour le porter. Alors il faut quand meme apporter qq nuances au concept, bien sur, car le bonnet en soit n’est pas toujours le meme. Disons qu’il y a des petites variations, qui peuvent aller du pashmina en laine et bonnet plat, au peruvien qui cache les oreilles assorti avec le pull de snow. Mais un bonnet reste un bonnet, meme quand il fait 18 degres. Tout ca pour dire qu’un bonnet cache souvent un bresilien qui veut avoir froid.

Uba tuba et Sao Paulo

Apres 3 semaines a crier au monde ma soif de travailler, mon engouement sans limite pour les tables excels, mes predispositions inees pour la spectrophotometrie de masse, ma passion pour la reforestation,  je me suis resolu a ce que mon cerveau asseche depuis 1 an ne reprenne pas forme avant le 18 septembre, date fatidique ou je plongerais la tete la premiere dans un semestre a 40-45 credits. Je ne sauverai pas la planete cette fois-ci, desole, meme si la foret amazonienne se meurt, les cours d’eaux se remplissent de nitrates, les pantheres ont faim au bord de la route.

Apres deux premieres semaines de leger tournage en rond avec mon institut selectionne par les precieux soins de l’Iaeste, me voila maintenant reconverti dans la recherche au labo de l’uni de Piracicaba (qui est quand meme consideree comme la meilleure universite agronomique du Bresil). Donc depuis 2 semaines,  c’est analyse d’eau et gaz au programme, entre filtration et collecte de terrain. Disons que le petit genie du labo ne m’a pas completement conquise, que les eprouvettes et filtres 96 microns ne sont pas une source d’inspiration quotidienne.  Mais je prends part a plusieurs projets, et les etudiants-phd avec qui je travaille sont fort sympas. Le premier projet est de faire une carte de la qualite d’eau d’une region cotiere de l’etat de Sao Paulo, l’autre  d’analyser les emissions de nitrogene dans le meme regions a differentes altitudes. Il faut dire que la region a ete assez bien choisie, c’est l’endroit ou il y a les plus belles plages de l’Etat, et point de rencontre de tous les beaux surfeurs brasilieros week-endiens. 

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C’est ainsi que je me suis retrouvee a Ubatuba la semaine derniere. A defaut de sea sex and sun, c’etait plutot filtre, phmetre et portuguais, mais j’ai pu apercevoir la mer entre les 2…  

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 J’ai aussi decouvert le cacao, pas la poudre marron sucree dans les boites metallisees, mais une espece de citrouille allongee avec des graines blanches gluantes a l’interieur, dans lesquelles se trouve un pepin violet amer non-identifie, qui donnera a la suite d’alchimismes obscures notre cher chocolat.

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Apres collecte et mesurage de flux, c’etait un week-end assez agite qui m’attendait. Si on voulait vraiment commence par le debut des commencements initiaux, il faut mentionne le dimanche dernier, ou une francaise mysterieuse a debarquee dans la colloc. C’etait la francaise attendue (contrairement  a moi), qui avait tout organise avant de venir faire son double diplome en ingenieur agronome a l’uni ou je travaille. Mais pas si mysterieuse que ca, puisque apres quelques minutes de discussion il s’est avere que c’est aussi un produit de nos contree gessienne, plus specialement du lycee de Ferney!!! C’est sur que c’est pas a Piracicaba, etat de Sao Paulo, perdu dans les champs de cannes a sucre, qu’on s’attend a recroiser des vieux voltairiens!! Elle etait un an plus agee et on s’etait jamais vraiment parle avant, mais c’etait une bien chouette surprise! Donc a decide ce week end d’aller voir un ami a moi a Sao Paulo.

Si on reprend les initialisations originelles de ce week end, il faut aussi mentionner le Tajmahal, et decembre dernier, ou le 17eme siecle, et ce vieux Akbar le Grand qui avait decide de s’honorer en erigeant la preuve de son amour tres discutable pour une de ces nombreuses femmes, et construire cette tombe-palais, qui fut l’endroit de  ma rencontre avec ce pote Sao-paulistain. Donc quelqu’ait ete le moment decisif de l’histoire qui nous a amene a ces cisconstances, nous nous sommes retrouvees a visiter Sao Paulo avec un guide personnel  le week end dernier…

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Sao paulo est une juxtaposition enorme d’autoroutes et grattes ciels,  parmi lesquels on trouve quand meme des parcs,  sushis, et quartiers sympas ou boire et dancer… Tout ca dans une insecurite ambiente (surtout la nuit)… Heureusement qu’on connaissait des gens sur place!

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 Sinon la petite aventure du week-end: alors que je m’exercais a mes talents photographiques (qui laissent encore a desirer), un pick pocket de la plus basse espece a decide de me chopper mon appareil au vol. Ce qu’il ne savait pas, c’est que j’ai des vieux reflexes de self-defense (datant surement des annees de cohabitation avec mon frere), qui m’ont permis de l’attrape par le T-shirt, au point qu’il ne pouvait plus s’enfuir et dut me rendre mon appareil en s’excusant. Donc un pickpocket humilie, une Anna heureusement traumatisee, c’est la fin de l’histoire.

Random picture session

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Sorte

Le soleil ondule joyeusement sur les ois-ecureuils des sous-bois bresiliens, qui dans leur grande agilite, parcourent allegrement de branche en branche les arbres poilus, en ecoutant ca et la la butination furtive des colibris. Le 4 aout 2007 fut une journee benie des dieux bresiliens, qui entrent deux injections de salive de grenouille dans leurs veines metissees, on eut une petite pensee pour Ana-la-russe-qui-habite-en-suisse-et-falla-um-pouquigno-de-portuges. Aujourd’hui tous les problemes se sont estompes dans le fin fond des wetlands purificateurs, dans la roche rouge-ocre des carrieres de Sao Paulo. Aujourd’hui mon telephone fonctionne, je demenage dans un apart de la surclasse estudiantine, je commence les cours de portuguais, je joue au volley 3 fois par semaine, je fais un travail productif, je trouve un partenaire de course, j’arrete de manger comme les bresiliens. Mes tablettes milkas touchent a leur fin. Je trouve une banque qui accepte mes cartes de credit. Comme le ferait remarque Rousseau de sa Geneve natale, « on reflechit mieux en marchant, et les choses s’ameliorent. »

La semaine derniere, je suis allee faire un inventaire de la faune Sao Paulistaine. Entre les traces de jaguar et de chimpanzes velu, ont a pu en surprendre quelques uns…

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