
Quand j’ai rien a faire, je pense. Du “je-devrais-perdre-un-peu-de-poids” a “qu-est-ce-que-je-vais-manger-a-midi”, mon esprit fait aussi des detours par mes amis indiens, et mes amis d’Inde pas indiens, plus anterieurement aux vendredis-soirs-poulet-aigre-doux-de-Brigitte chez Marion, ou par mes grands parents que je vois deja se fondre dans les foules de metro moscovite. Ca passe aussi par “a-quel-point-suis-je-vraiment-celibataire” ou “il-faudrait-que-je-remette-a-jour-mon-blog”, parfois des “qu’est-ce-que-je-ferai-dans-2-ans” font intrusion. Il arrive meme que ca aille jusqu’au “que-fesons-nous-tous-en-ce-monde” et “qu’attendre-vraiment-de-la-vie”. Quand les pensees en viennent a tournoyer dans ces profondeurs philosophiques trop peu elucidees, c’est le signe qu’il faut regarder un episode de “Desperate Housewives” en mangeant de la carambole sechee du Taiwan. Quelquefois il faut savoir renier ses convictions TVphobes et s’asseoir larveusement sur le canape, dans le jogging qu’on portait quand on avait 13 ans, et apprecier une petite liquefaction passagere. Il faut croire que ca resoud les problemes de nostalgie des temps confusement revolus…