Parfois, a Piracicaba, on se retrouve assis sur la terrasse d’un des nombreux bar de la BO (rua Carlos Botello). On sait pas trop quel rue quadrillee nous a amene la, ni pourquoi le serveur nous amene la enieme biere sans qu’on lui demande, mais on est pose a une table, a essayer de se faire comprendre en portu-glais gestuel, et a ecouter la musique, regarder un peu les gens autour. C’est precisement a ce moment-la qu’une grande verite universelle peut nous apparaitre, tombee directement des fins fonds des profondeurs ethiliques, une verite nue et soudainement si evidente: les bonnets. C’est la grande ressemblance entre tous les pays tropicaux: des que le thermometre passe en-dessous des 20 degres, c’est le debut de l’ere des bonnets. Que ce soir en Inde, a Munnar plantations de the, ou pendant les nuits fraiches bresiliennes, tout le secret reside dans le bonnet, qu’on sort instantanement a toutes les occasions trop rares pour le porter. Alors il faut quand meme apporter qq nuances au concept, bien sur, car le bonnet en soit n’est pas toujours le meme. Disons qu’il y a des petites variations, qui peuvent aller du pashmina en laine et bonnet plat, au peruvien qui cache les oreilles assorti avec le pull de snow. Mais un bonnet reste un bonnet, meme quand il fait 18 degres. Tout ca pour dire qu’un bonnet cache souvent un bresilien qui veut avoir froid.
