Ce qui est tres marrant c’est qu’on pleins de choses a se dire avec mes amis bresiliens qui parlent que portuguais. La conversation la plus simple peut prendre des ampleurs et un engouement sans precedent. C’est ainsi que “Est ce que tu as des freres et soeurs” peut durer 30 minutes de gesticulations, de “toi”, “ton pere”, “ta mere” “et….?”. Mais toujours incomprise, j’ose un “freros”, “soeura”qui n’a pas beaucoup plus de succes… Donc sans encore atteindre la profondeur de la conjecture economique de la Coree du Nord pendant la guerre froide, les dicussions m’apprennent doucement le portuguais.
Il est maintenant venu le temps de vous parler un peu de Joao. Le premier jour, Carlos m’avais mis en garde que Joao etait l’oiseau furtif de l’institut: tu ne sais jamais ou il est, quand il arrivera et repartira. Mais quand je l’ai vu arrive pour la premiere fois, il s’avera que le colibri etait un fait un gros ours bresilien, un bucheron aux mains d’acier qui pourrait deraciner un arbre centenaire de ces propres mains. Imagine le gros bresilien typique bronze et bon-vivant, et bien Joao est encore plus gros, plus bresilien, et plus bon-vivant, avec un rire a faire trembler les forets d’eucalyptus. Malgre un debut pas tres facile (je me suis permis de lui dire ce que je pensais de mon accueil…) ca se passe maintenant vraiment bien, il m’explique tous ces projets (il parle bien anglais en plus!), me donne des supers tables excels a construire… En gros je m’implique progressivement, on va voir comment tout ca se developpera par la suite!
On fait pleins de sorties sur le terrain, et c’est en parti pour ca qu’il y a jamais personne au bureau. Joao travaille en ce moment sur 4 projets: une immense ferme organique ou il fait de la reforestation, un wetland pour purifier une riviere, un projet de canalisation dans les favelas, et une autre reforestation surlaquelle je sais pas grand chose. Celui dans les favelas (c’est les bidonvilles autour des grandes agglomerations bresiliennes) touche bientot a sa fin, il m’a conseille de pas venir avec lui sur le terrain. C’est les endroits qui craignent le plus au bresil, la ou il y a tous les gangs et le taux de criminalite est le plus grand. Meme lui a failli se faire aggresse un jour, donc je vais sagement suivre son conseil. Par contre il y a 2 jours, on est alle a la ferme organique pour voir si tout allait bien: les jeunes plans dans la nurserie, les graines qui commencaient a germer… Il y a une loi au Bresil qui dit que toutes les fermes devront etre composees d’au moins 20% de foret native bresilienne d’ici 5 an, c’est pourquoi le proprio de la ferme emploi institut terramax pour s’occuper de tout ca. C’est un endroit vraiment magnifique, champs de canne a sucre entoure de foret, avec pleins d’animaux non identifie, du Mau Pelada (espece de chien-ours qui grimpe aux arbres) au grand chat-pantere qui attaque les hommes, par tous les especes de serpents et oiseaux imaginables. Bien sur, nous on a pas vu tout ca, juste decele quelques traces…
On a aussi ramasse des “oreilles de macaque”.

