Me voila au Bresil, survolant le pays des ours-singes et des toucans, a travers les palmiers poilus et les baobabs geants, sur ma machine volante a alcool de canne a sucre. Il faut dire que Carlos n’a pas lesine sur les moyens: accueil a coup de danse du ventre pour les elephants et saut de cerceaux enflammes pour les leopards tachetes, l’arrivee d’Anna au pays de la samba fut une celebration interplanetaro-majestueuse, tapis rouge et dragees de diamant coulaient a flot. Meme Poseidon s’en reveilla au creux de la mer Egee, le yeti et dahu s’etaient aussi rassembles a l’occasion, admirant les rejouissances en souriant, main dans le main.
Anna, quant a elle, etait bien entendu au coeur des festivites, brandissant un verre de cerveca a la sante de Ronaldo, repandant a coup de lance de bananes-surprise la joie et la bonne humeur. Ce fut en effet un grand moment de communion inter-especial, suivi de loin par notre cher satellite geostationnaire Galileo, qui se contentait a regret de son bœuf stroganof liophilise quotidien.
Bref, mon accueil bresilien avait l’air tres allechant, vu des hautes limites de la troposphere, devant mon plateau-repas Air France, en train d’essayer d’etaler le camembert sur le pain pas-tout-a-frais des zones non-temporelles au-dessus de l’Atlantique.
Sauf que ca s’est pas exactement passe de cette facon. Carlos n’est pas venu avec les lions d’Afrique au crinieres dorees, ni meme les petits ecureuils furtifs qui jouent des cymbales. En fait, Carlos n’est pas venu du tout, dans un premier temps. Et le palais aux fontaines miroitantes qui m’etait destine n’etait pas tout a fait si confortable, et le boss ne me designa pas directement adjointe en chef du departement des affaires environnemental des eaux et forets et toucans nationaux. Ce sont des choses qui arrivent. Pour tout vous dire mon arrivee etait meme loin d’etre flamboyante. Carlos est arrive 1 :30 en retard, j’habite dans le bureau avec une Bresilienne qui parle que portuguais, et le boss ne s’est pas pointe le premier jour. Je me suis dit, apres indian style, voila bresilian style, qui n’est finalement pas beaucoup plus rigoureux. Quelques moments de solitude et de qu’est-ce-que-je-fais-ici les premiers jours. J’ai meme eu le temps d’analyser les differents types de vrombissement du frigo defectueux de la cuisine, du mugissement bovin rauque et guttural au cri plaintif du goret blesse (sisi, c’est exactement ca), je pense que ca ne vaut pas la peine d’en ecrire des pages. Ni sur les minutes qui avancent difficilement sur le bas gauche de l’ordinateur du bureau.
Heureusement quand on est au fond du trou, et qu’il y a pleins de crocodiles ecailles qui vous mordillent les doigts de pieds, on en sort aussi assez vite. Donc a partir de la tout a commence a s’ameliore…


Anna c’est enorme !! je trouve que ca commence super bien ta petite aventure et je suis sure qu’il y a much more to come!
c’est tellement dans la parfaite continuite indienne
et hesite pas a me skyper si t’as besoin de reconfort
yes mat!
obrigada! (merci!) Hier j ai eu une petite pensee pour toi en testant le dancefloor bresilien… Tu aurais apprecie!
Alors comment sont les brésiliens?
tu les trouves a ton gout?
les brésiliennes sont elles un peu plus “hot” que les indiennes?
Sinon c’est vraiment super d’avoir de tes news… je t’envie tellment…. moi dans mon bureau aseptisé d’un cabinet d’etude en ingénierie….
Alors les bresiliens je dirais chauds comme la braise, mais moi un peu moins… Que ce soit hommes ou filles, tres avides de chair fraiche, tu ferais un parfaite victime! Pas de sage tresse huilee mais des mini-jupes renversantes et de la biere qui coule a flot… On est loin des Krishna-Vishnou!!